L’organisation des combles
Quel était leur usage?
Sous les toits, l’espace des combles servait généralement au stockage de réserves destinées à l’alimentation des occupants, telles que des céréales en grain ou des fruits secs. Les zones de stockage pouvaient être matérialisées au niveau du plancher par un revêtement en petites dalles de terre cuite. On y trouvait fréquemment un fumoir, lorsqu’il n’était pas aménagé à l’étage de l’habitation, installé dans le prolongement du conduit de fumée issu de la hotte de la cuisine.
Les combles de l’habitation étaient globalement peu occupés. Cet espace non isolé était ventilé et éclairé naturellement par des ouvertures aménagées dans les pignons. Les lucarnes en toiture y restaient rares et de petite taille. En fonction des besoins des habitants — agrandissement de la famille ou logement ponctuel d’un ouvrier agricole — des chambres pouvaient être créées, bien que dépourvues d’isolation thermique. Les cloisons étaient implantées en fonction de la structure de la charpente afin d’obtenir des volumes parallélépipédiques réguliers. L’espace situé sous les rampants* demeurait généralement inutilisé.
En général, ces bâtiments présentent une largeur comprise entre 4 et 9 mètres et une longueur de 9 à 11 mètres. On observe parfois la présence d’un second niveau de combles, constitué d’un plancher posé sur les entraits supérieurs.
La structure et l’espace des combles
La charpente est composée de fermes triangulées, qui confèrent à l’ouvrage sa stabilité structurelle face aux charges verticales et aux poussées horizontales. En fonction de l’époque de construction, on distingue différents types de charpentes, notamment la ferme simple, la ferme debout et la ferme couchée.
Il existe ainsi plusieurs typologies de charpentes, dont les principes et les variantes sont présentés plus en détail dans la rubrique « Charpente / Couverture ».

Le plancher
Les solives* supportant le plancher sont traditionnellement disposées dans le sens de la largeur du bâtiment.
Les planchers des combles sont très souvent grossiers, irréguliers et pas toujours de niveau.
On peut aussi observer des poutres boulonnées posées au sol (sur poutres). Cela signifie que les solives du plancher y sont suspendues.
Les chauves souris
Certaines espèces animales ont su, depuis très longtemps, trouver dans les constructions humaines des habitats de substitution. C’est notamment le cas de plusieurs espèces de chauves‑souris.
Le vaste volume des combles peut en effet reproduire les conditions offertes par certaines grottes naturelles. Les espaces situés entre les tuiles et l’isolation imitent des fissures rocheuses ou des cavités creusées dans les arbres. De même, un trou dans un mur ou un espace disponible dans une mortaise* peut correspondre à une cavité naturelle dans un tronc.
Les chauves‑souris présentes dans notre région sont insectivores et chassent exclusivement la nuit. Une fois le soleil couché, elles prennent le relais des hirondelles dans la régulation des populations d’insectes.
Vos combles aujourd’hui
Investir ou occuper l’espace disponible sous la toiture permet une augmentation de la surface habitable sans création d’un volume supplémentaire. Cette solution répond généralement aux besoins d’agrandissement tout en limitant l’ampleur des travaux à engager.
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Pour aller plus loin…
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Pour réussir votre projet d’aménagement des combles, consultez la rubrique : Pratiquer l’éco-rénovation